Le 9 décembre 2010
Madame, Monsieur,
Nous vous demandons par la
présente d’écrire sans délai à votre
député-e fédéral-e pour l’inciter à
voter CONTRE le projet de loi d’initiative privée C-510,
«Loi visant à interdire l’avortement sous la
contrainte». Déposé au mois d’avril, ce projet de
loi a été discuté une
première fois le 1er
novembre. Le Parlement doit en rediscuter le 13 décembre, et on
prévoit un vote le 15 décembre. C’est dire que le temps
presse !
Vous trouverez ci-dessous une
lettre-échantillon que vous pouvez copier-coller dans un
courriel ou une lettre. Évidemment, sentez-vous tout à
fait libre d’en modifier le texte ou d’écrire votre propre
missive.
Au besoin, identifiez votre
député-e fédéral-e sur le site
ci-dessous: Pour trouver son nom et son adresse à partir
de votre code postal: http://3.ly/vfeR
Pour en savoir plus sur le projet
de loi, consultez le communiqué de presse de la CDAC: http://www.arcc-cdac.ca/fr/press/ARCC-CDAC-release-apr-19-10-francais.pdf
On trouvera également ici
une solution de rechange à C-510 qui interdirait, elle,
«la contrainte à l’enfantement»: http://pamelacross.blogspot.com/2010/04/rewriting-bill-c-510.html
(en anglais)
Merci - Faites tourner parmi
l’ensemble de vos ami-es s'il-vous-plaît!
Objet: Veuillez voter
contre le projet de loi C-510
[Insérer
le nom de votre député-e fédéral-e]
Je vous écris pour vous
demander de voter s'il vous plaît, le 15 décembre, CONTRE
le projet de loi C-510, «Loi visant à interdire
l'avortement sous la contrainte». Ce projet de loi est simplement
un autre projet de loi anti-avortement, déguisé en
prétention de venir en aide aux femmes. En
réalité, c'est un projet de loi conçu pour
accroître la stigmatisation de l'avortement; il est paternaliste
envers les femmes et ouvre la voie à une recriminalisation de
l’avortement.
Le projet de loi C-510 est un
projet de loi d'initiative parlementaire qui modifierait le Code
criminel afin d'interdire de contraindre une femme à un
avortement par des menaces physiques ou financières, des actes
illégaux, ou par «le fait de harceler ou d'importuner par
des arguments ou l'expression de sa rancune». Ce projet de
loi a été déposé le 15 avril dernier par le
député conservateur anti-choix Rod Bruinooge
(Winnipeg-Sud), qui préside le «Caucus anti-choix du
Parlement». D’abord débattu le 1er novembre, on
prévoit qu’il sera discuté de nouveau le 13
décembre et qu’il sera mis aux voix le 15 décembre.
Je m’oppose à ce projet de
loi parce que je trouve paternaliste en impliquant qu’il arrive souvent
que les femmes soient contraintes par quelqu’un à avorter. Dans
les faits, la très grande majorité des femmes prennent
leur propre décision de se faire avorter et en assument la
responsabilité. De plus, si une femme enceinte vit une
contrainte, il est tout aussi possible, sinon plus, que cette
contrainte visera à lui faire mener à terme sa grossesse.
Je suis contre toute forme de contrainte et me dois vous rappeler que
le principal objectif du mouvement anti-choix est de contraindre les
femmes à mener à terme n’importe quelle grossesse en
recriminalisant l’accès à l’avortement. D’ailleurs,
beaucoup de femmes subissent un préjudice émotionnel du
fait des pressions des activistes anti-choix, qui font tout pour les
convaincre de NE PAS avorter. C’est notamment ce que fait le personnel
des «centres de crise de grossesse». (Voir http://www.prochoiceactionnetwork-canada.org/Exposing-CPCs-in-BC.pdf)
Si l'on veut réellement
protéger les femmes contre des conjoints violents, nous avons
besoin de solutions meilleures et plus complètes qu’un simple
recours au Code criminel. ce projet de loi. Les femmes ont besoin de
l’équité salariale, de services de garde abordables,
d’aide juridique et d’autres mesures qui leur donneront les moyens de
s’arracher aux relations marquées par la violence.
Le projet de loi C-510 est un
projet de loi superflu, parce que les menaces et autres actes
illégaux le sont déjà en vertu du Code criminel.
De plus, les conseillères et conseillers travaillant dans les
cliniques se livrent déjà à un dépistage de
toute éventuelle coercition sur les femmes souhaitant avorter.
Toutefois, le mouvement anti-choix s'imagine à tort que les
cliniques contraignent les femmes à l'avortement, et nous
craignons que ce projet de loi risque d'encourager le
dépôt d'accusations frivoles contre les fournisseurs de
services, ainsi que leur harcèlement et des actes de violence.
Au Canada, les fournisseurs de ces services vivent depuis plus de 20
ans sous la menace constante du harcèlement et des agressions de
la part d’activistes anti-avortement, et ils et elles n’ont pas besoin
d’encore plus d’inquiétudes à cet égard.
Merci à l’avance de voter
pour défaire le projet de loi C-510.
Veuillez agréer l’expression
de mes sentiments les meilleurs.
[Votre
signature - votre nom et votre adresse]