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DERNIÈRES NOUVELLES EN DÉTAIL À PROPOS DE L’AVORTEMENT


L’accès à l’avortement au Nouveau-Brunswick

Le gouvernement de Nouveau-Brunswick a un règlement qui limite les avortements couverts par l’état à ceux qui sont offerts dans un hôpital par un spécialiste, avec l’approbation écrite de deux médecins.

Ce règlement contredit et l’acte de santé du Canada et la décision Morgantaler de la Cours Suprème de 1988.  Cette dernière avait rejeté l’ancienne loi sur l’avortement dans le Code criminel parce qu’elle avait créé des obstacles à l’accès et violait la « sécurité de la personne » des femmes.  Le règlement en force à N.-B. agit pareillement. Le Dr. Morgentaler poursuit en cours le gouvernement provincial, qui défie même son statut humain (comme « homme ») de poursuivre le cas.  Nous pensons qu’il est fort correct dans ce processus, et nous attendons une résolution bientôt.

Un des médecins de la Clinique Morgentaler subit une campagne d’intimidation des anti-choix de la province, jusqu’à subir des manifestations devant sa clinique et des lettres à ses collègues.  Nous poussons le gouvernement de soutenir publiquement ce médecin, ainsi que d’annoncer son appui aux services d’avortement en général.  En même temps, nous encourageons le N.A.F. dans ses efforts d’établir une loi de zone protectrice pour la Clinique à Nouveau-Brunswick.  Ce chemin paraît promettant à date.

Entre-temps, Heather Mallick était porte-parole à un événement populaire à l’Université de Nouveau-Brunswick le 11 avril.  Elle a parlé devant une foule pro-choix de plus de 300 personnes.  Cet événement était organisé et présenté par plusieurs groupes, dont la CDAC/ARCC.   (Vous pouvez lire l’article d’Heather Mallick ici: « Abortion rights and abortion fights: Court fight over legal payments about to begin» / « Les droits et les luttes de l’avortement:  le processus commence »)

 

L’accès aux avortements dans les hôpitaux canadiens

Un autre groupe pro-choix, Canadians for Choice (CfC), a publié un rapport au mois d’avril (v. p. 1).  Là-dedans, nous lisons que seulement 15,9% des hôpitaux canadiens fournissent des services d’avortement, comparé à 17,8% en 2003.  Pour comprendre une telle statistique, c’est important à noter que l’accès aux cliniques d’avortement a augmenté dernièrement.  Les cliniques font à-peu-près 45% de tous les avortements au pays, comparé à moins de 7% en 1988.  En général, l’accès est bon, même très bon, dans les grands centres, mais manque dans les régions plus lointaines (où les services dans les hôpitaux sont surtout nécessaires et urgents, en partie parce que il y moins de cliniques).  En général, le Canada a des lois et des droits supérieurs à d’autres pays, mais manque quant à la question d’accès.  Il nous faut, bien sûr, plus d’hôpitaux qui offrent les services d’avortement et aussi plus de professionnels dans le domaine.  Pour nous à la CDAC\ARCC, cependant, ce qui nous trouble le plus dans le rapport c’est le manque scandaleux de respect et le degré de mauvaise information donnée, ou le simple manque d’information disponible aux femmes cherchant des services d’avortement.

liens:

Retour à la Réalité un aperçu de l’accès aux services d’avortement dans les hôpitaux canadiens

Communiquée de presse de CDAC (en anglais): Une nouvelle étude souligne le manque de respect pour les Canadiennes en quête d'avortements

 

Le Legs de Bertha Wilson

Bertha Wilson, la première femme à devenir juge de la Cours Suprême du Canada, est morte le 28 avril.  Elle était une force majeure dans la décision de 1988 de la Cours à propos de la décision dans le cas du Dr. Morgentaler d’abolir les comités thérapeutiques d’avortement dans les hôpitaux.  Ses argumentations allaient plus loin que des autres juges en soulignant le droit de la femme a une « liberté de conscience » dans le contexte d’accès à un avortement.

Notre coordinatrice, Joyce Arthur (avec l’aide d’une étudiante en droit) a dernièrement écrit un essai qui souligne en plus que la Cours Suprême a actuellement une vue de la Charte canadienne plus évoluée.  Elles indiquent que la vue de Bertha Wilson serait encore plus populaire actuellement que les interprétations des juges conservateurs à l’époque de ’88.  Si vous êtes intéressées à le lire, envoyez un courriel à Joyce (jarthur@shaw.ca), et elle pourra vous le fournir.

Dans la décision de la Cours en 1988, Ms. Wilson avait écrit: « Le droit à la liberté énoncé à l’art. 7 garantit à chaque individu une marge d’autonomie personnelle sur les décisions importantes touchant intimement à sa vie privée.  La liberté, dans une société libre et démocratique, n’oblige pas l’État à approuver ces décisions, mais elle l’oblige cependant à les respecter. » (p. 12, de la deuxième partie, celle rédigée en français).

liens (en anglais)

Bertha Wilson, 83: First female Supreme Court justice.  Canadian Press, May 1, 2007, Tracey Tyler.

'The great dissenter' The first female judge to ascend to the Supreme Court dies at 83. Globe and Mail,  May 1, 2007, Kirk Makin

 

 

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