Stephen Harper et son
gouvernement conservateur représentent un grave danger pour les
droits des
femmes et le droit à l'avortement – surtout s'ils parviennent
à accaparer la
majorité. N'oubliez pas de voter lors de l'élection du 2
mai et, si cela peut
avoir un effet dans votre circonscription, pensez à voter
stratégiquement pour
vous assurer que le candidat conservateur ne gagne pas.
Harper a beau promettre
qu'il n'introduira pas et ne soutiendra pas de lois qui pourraient
avoir un
effet négatif sur le droit à l'avortement; si les
conservateurs sont en
majorité, les projets de loi d’initiative privée
présentés par des
parlementaires n'auront aucun problème à passer.
Même si Harper et les membres
de son cabinet votaient contre un tel projet de loi anti-choix, ces
votes
seraient plus que contrebalancés par l'important contingent de
parlementaires
anti-choix.
Voici quelques questions
à
poser à vos candidat-es pendant la campagne. La CDAC est d'avis
qu'elles
concernent les problèmes les plus importants à l'heure
actuelle.
1. Le
gouvernement conservateur s'est évertué à
démanteler les bases de l'égalité des
femmes, à supprimer les programmes nécessaires aux femmes
vulnérables, à couper
les subventions des groupes de femmes. Il a fermé la plupart des
bureaux
régionaux de Condition féminine Canada et fait opposition
au financement des
groupes qui promeuvent l'égalité des femmes. Il a
annulé le programme universel
de services de garde pour enfants, l'égalité salariale et
le Programme de
contestation judiciaire. Il a privé de fonds toute organisation,
féminine ou
autre, qui ne partage pas son idéologie de droite. Si votre
gouvernement est
élu, est-ce qu'il rétablira les programmes et les
subventions qui ont été
perdus ou supprimés sous Harper?
2. Le
gouvernement conservateur a cessé d'imposer le respect de la Loi
canadienne
sur la santé aux provinces qui y dérogent. En
particulier, le refus de la
part du gouvernement du Nouveau-Brunswick de financer la clinique
Morgentaler
contrevient à cette Loi, ainsi qu’à
l'arrêt Morgentaler 1988 de la Cour
suprême. Il s'agit d'une violation grave des droits des femmes,
une violation
qui perdure depuis plus de 20 ans. Sous le gouvernement libéral,
le ministre de
la Santé d'alors, Ujjal Dosanjh, avait mis en place une
procédure d'arbitrage
pour résoudre ce problème, mais les Conservateurs s'en
sont tout simplement
débarrassés et refusent désormais d'appliquer en
quoi que ce soit la Loi sur la santé. Si
votre
gouvernement est élu, est-ce qu'il promet d'appliquer la Loi
canadienne sur
la santé, y compris en mettant le gouvernement du
Nouveau-Brunswick face à
ses responsabilités pour son refus
de financer
la clinique Morgentaler?
3. Les
avortements pratiqués dans des conditions de
fortune sont une des principales causes de mortalité maternelle
dans les pays
en développement. Et pourtant, le gouvernement conservateur a
refusé d'inclure
les avortements sécuritaires dans l'Initiative pour la
santé de la mère et de
l'enfant qu'il a présentée au G8 l'année
dernière. Dans une campagne qui vise à
réduire la mortalité maternelle, il est faux et hypocrite
de la part de notre
gouvernement d'adopter une position officielle qui nie le droit
à la vie des
innombrables femmes qui risquent leur vie en recourant à
l'avortement –
surtout si l’on tient compte du fait que
les femmes canadiennes, elles, ont accès à des
avortements sécuritaires et
légaux. Si votre gouvernement est élu, est-ce qu'il
subventionnera des
avortements sécuritaires dans les pays en développement?