accueil  | contactez-nous | liens

Informations sur l’accès à l’avortement

Même si l’ensemble des provinces et des territoires ont reconnu l’avortement comme un «service médicalement nécessaire» aux termes de la Loi canadienne sur la santé, les services d’avortement fournis ne répondent toujours pas à l’un ou l’autre des cinq critères de la Loi:

Comme certaines provinces n’assurent toujours pas des services d’avortement accessibles ou subventionnés conformément à la Loi canadienne sur la santé , l’accès à l’avortement demeure difficile pour beaucoup de femmes, surtout celles qui résident en régions rurales, isolées ou conservatrices; les femmes des groupes minoritaires et les immigrantes; les femmes à faible revenu; les adolescentes; et d’autres femmes désavantagées.

Le manque d’accès aux services d’avortement viole les droits constitutionnels des femmes, mais les gouvernements manquent souvent de la volonté politique nécessaire pour rendre l’avortement accessible aux femmes. La profession médicale elle-même a succombé aux pressions du mouvement anti-choix en ne pratiquant pas d’avortements et en ne formant pas de fournisseurs de ces services. 

Deux provinces (le Nouveau-Brunswick et le Québec) refusent de rembourser intégralement les avortements pratiqués en clinique. Chaque année, quelque 9 000 femmes doivent payer elles-mêmes pour un avortement, une violation de la Loi canadienne sur la santé. Un avortement pratiqué au premier trimestre coûte en moyenne 500 $.

Moins d’un hôpital canadien sur cinq offre des services d’avortement, même s’il s’agit d’une procédure commune et simple. Les hôpitaux qui offrent des services d’avortement l’assortissent parfois de politiques restrictives comme des limites de 12 semaines de gestation ou l’exigence d’une référence médicale. Les hôpitaux présentent souvent de longues listes d’attente.

On déplore un manque de médecins disposés et formés à pratiquer des avortements, en partie à cause de l’absence ou du caractère inadéquat de la formation donnée dans les facultés de médecine et en partie à cause d’un climat de stigmatisation et de crainte. Les facultés canadiennes de médecine consacrent en moyenne moins d’une heure à l’enseignement des méthodes d’avortements durant un programme de quatre ans. Les techniques d’avortement chirurgical au premier trimestre ne sont discutées que dans la moitié des écoles médicales du Canada. 

Pour améliorer l’accès à l’avortement au Canada, la CDAC travaille aux objectifs suivants:

* Pour comprendre ce pourquoi l’avortement est un service médicalement nécessaire et doit être entièrement financé, veuillez lire notre Prise de position « L’avortement est un service médicalement nécessaire ».