À propos de nous

Pourquoi la CDAC?

L’avortement est souvent vu comme une problématique résolue au Canada, un sujet clos où il y a un consensus social. En réalité, toutefois, l’avortement demeure un enjeu politisé au pays.

Beaucoup reste à faire pour améliorer l’accès à l’avortement au Canada, malgré des progrès significatifs depuis que la Cour Suprême a déclaré inconstitutionnelle la loi sur l’avortement en 1988. L’avortement demeure politisé et son accès reste ardu pour bien des femmes. La CDAC veut s’assurer que les femmes peuvent exercer de façon équitable et sans entraves leur droit au service de santé que constitue l’avortement.

Nous avons besoin d’une coordination nationale pour résoudre les nombreux problèmes auxquels nous faisons encore face. Des organisations pro-choix travaillent séparément depuis des années aux échelons régional, local et provincial pour améliorer l’accès à l’avortement. (L’organisation nationale pro-choix qui nous a précédés, l’Association canadienne pour le droit à l’avortement (ACDA) a mis fin à ses activités en 2003.) Quand la CDAC a été fondée en 2005, c’était le moment critique pour rassembler nos efforts locaux au sein d’une nouvelle coalition.

Le mouvement anti-choix demeure très fort et très actif au Canada, avec des ressources humaines et organisationnelles qui dépassent de loin celles du mouvement pro-choix. Plusieurs activistes anti-choix travaillent en réseau et collaborent à plusieurs offensives, notamment des tentatives pour faire réduire les fonds alloués à la pratique d’avortements, la propagation de contre-vérités au sujet de l’avortement et la promotion de lois et de politiques visant à restreindre et entraver l’accès à l’avortement. Même s’il n’y a eu, depuis l’an 2000, aucun acte grave de violence contre les cliniques d’avortement ou les intervenants du mouvement pro-choix, plusieurs formes de harcèlement se poursuivent et l’on demeure constamment en alerte face aux risques de violence.

Pour plus d’information sur la disponibilité des services d’avortement, consultez notre document d’information, Informations sur l’accès à l’avortement.

Pour comprendre pourquoi l’avortement est un service médical nécessaire, lisez notre prise de position « L’avortement est un service médicalement nécessaire ».

Mission

Assurer la liberté de procréation des femmes par la protection et l’amélioration des droits et de l’accès à l’avortement et aux soins de santé reproductive de qualité.

Notre Vision

La Coalition pour le droit à l’avortement au Canada (CDAC) est pour le libre-choix et a comme objectif principal d’assurer le droit et l’accès à l’avortement aux femmes et aux personnes transgenres capables de vivre une grossesse. La CDAC affirme que :

  • Dans une perspective d’égalité entre les sexes, toute femme et personne transgenre a le droit de choisir d’avoir ou non des enfants, ainsi que du moment et du nombre d’enfants qu’elle désire. Sans le contrôle sur leur fécondité, les femmes ne peuvent devenir autonomes ni jouer leur rôle pleinement et équitablement dans la société.
  • Les femmes et les personnes transgenres bénéficient d’un droit constitutionnel pour obtenir un avortement libre et gratuit, et ce, sans aucune restriction légale ou autre, sans discrimination en raison du sexe, de l’origine, de l’âge, de la situation géographique ou toute autre raison, y compris celle qui motive leur désir de se faire avorter. Les droits de la femme enceinte ne doivent pas être restreints. Selon un précédent rendu par la Cour Suprême, une femme enceinte est définie comme étant « une seule et unique personne ».
  • Les femmes ont le droit d’avoir accès à une gamme complète d’options, de services et d’information en matière de santé reproductive, y compris l’avortement chirurgical et médical, la contraception, la planification des naissances et l’éducation en matière de santé sexuelle.
  • Les femmes ont le droit d’avoir accès à des soins sécuritaires en santé reproductive, et ce, dans des délais raisonnables, dans le respect, la confiance, la dignité, la confidentialité et la compassion.
  • Tout avortement est médicalement nécessaire — et non électif — et sous la protection de la Loi canadienne sur la santé, tout comme l’accouchement, quel que soit le lieu où il est pratiqué – à l’hôpital, à la clinique ou dans le bureau du médecin. Comme toute intervention médicalement nécessaire, l’avortement, ainsi que son financement, doit rencontrer les cinq principes de la Loi.
  • Tout professionnel de la santé œuvrant en santé reproductive a le droit d’offrir ces services sans discriminations, harcèlements, ni violence.

La CDAC appuie aussi le concept de la justice reproductive parce qu’elle sait que la santé et les droits sexuels et reproductifs de nombreuses communautés sont démesurément opprimés et marginalisés. Nous n’avons qu’à penser aux communautés LGBTQ (lesbiennes, gais, bisexuels, transgenres et allosexuels), aux autochtones, aux groupes ethniques, aux jeunes, aux personnes handicapées et aux autres groupes vulnérables. Aussi, elle croit que pour assurer une justice égale pour tous, il faut s’attaquer aux inégalités fondamentales. (Pour plus de détails au sujet de la justice reproductive, lisez notre exposé de position no 100, Pourquoi la CDAC appuie-t-elle la justice reproductive?)

Mandat

La CDAC est une organisation nationale féministe composée de groupes et d’individus qui partagent la même mission et la même vision. Elle reconnaît et respecte les diversités culturelles et politiques de notre pays, de ses provinces et de ses territoires. Elle représente le plus de femmes — y compris les personnes transgenres — et de communautés possible, et exerce ses activités dans les deux langues officielles.

La CDAC agit en tant qu’une « voix pour le choix ». Son mandat principal est d’entreprendre des actions politiques et éducatives sur la question des droits et des enjeux en matière de santé reproductive.

Les principaux objectifs de la CDAC sont

  • Protéger et améliorer l’accès aux services de santé reproductive, tout particulièrement l’avortement
  • Prévenir et empêcher toute réduction de services de santé reproductive ainsi que toute violation des droits qui y sont reliés;
  • Faire des pressions politiques et de l’éducation populaire sur la question du choix des femmes;
  • Soutenir les médecins et les cliniques pratiquant l’avortement et appuyer la formation de nouveaux médecins;
  • Soutenir l’activisme pro-choix, particulièrement l’engagement des jeunes et des étudiants-es;
  • Contrer l’ingérence et la propagande des groupes antichoix;
  • Former un réseau et collaborer avec d’autres organismes afin de promouvoir les principes et le mandat de la CDAC.

En plus de remplir les fonctions mentionnées ci-dessus, la structure, le travail et les priorités de la CDAC soutiendront toute question portant sur la justice reproductive pouvant avoir une incidence sur les droits, les choix et la santé des femmes.