


Pour diffusion
immédiate • Le 9 juin 2010
Harper défie les spécialistes
Plusieurs spécialistes affirment que le financement de services d’avortement sécuritaire devrait être inclus dans l’initiative sur la santé maternelle du G8(Ottawa) –
Trois organisations canadiennes pro-choix affirment qu’il existe une
solution
évidente pour aider le Premier ministre Harper à se tirer
de la position
gênante où il se retrouve après que son propre
gouvernement l’ait placé dans un
débat sur l’avortement qu’il voulait éviter :
« Écoutez les
spécialistes – et la population – et revenez sur votre
décision d’exclure l’avortement
sécuritaire de l’initiative du G8 visant à
améliorer la santé des mères et des
enfants », lui conseille Joyce Arthur, coordonnatrice de
« Harper
et le gouvernement conservateur sont aujourd’hui victimes de leur
propre
idéologie de droite, piégés dans un scandale dont
ils sont eux-mêmes les
artisans », explique Nathalie Parent, de
Dans une
note d’information émise en janvier, l’Agence canadienne pour le
développement
internationale (ACDI) déclarait : « À
l’échelle mondiale, 13 %
des décès maternels sont dus à des complications
survenant après des
avortements non sécuritaires. » Pour l’ACDI, une
initiative sur la santé
maternelle qui préconiserait des méthodes d’avortement
sécuritaire (là où la
procédure est légale)
« entraînerait une réduction significative
du
nombre de naissances non désirées et ferait baisser le
moitié le nombre d’avortements
non sécuritaires ».
Malgré
ces
faits, Madame Bev Oda, ministre de
C’est dire
que le gouvernement canadien n’écoute pas les personnes
suivantes…
Experts
scientifiques mondiaux : Un
désaveu ferme a récemment été
exprimé par
Praticiens
de renommée mondiale : Le
Dr David Grimes, un spécialiste de
pointe dans la prestation d’avortements et un activiste pour la
sécurité de
cette procédure, nous dit, dans Unsafe
abortion: the preventable pandemic, que rendre l’avortement
légal,
sécuritaire et facile d’accès se traduit par une rapide
amélioration de la
santé des femmes. Au contraire, la santé des femmes
connaît une détérioration
lorsque l’accès à l’avortement sécuritaire est
rendu plus difficile ou illégal.
Il souligne que « les coûts directs du traitement de
complications
post-avortement grèvent des systèmes de soins de
santé défavorisés, et leurs
coûts indirects drainent également les économies en
difficulté. » (Source*)
Institutions
internationales de recherche en santé :
Un organisme de recherche renommé, The Guttmacher Institute,
signale dans une
publication récente, Adding It Up,
que parmi les 20 millions de femmes à avoir subi des avortements
non
sécuritaires, 8,5 millions ont eu besoin de soins en raison
de
complications ou de procédures de fortune. (Source*).
L’Organisation mondiale de
Parlementaires
des pays africains, asiatiques et européens du G8 :
Dans un appel adressé l’an dernier aux chefs des États et
des gouvernements du
G8, ces parlementaires ont demandé de « remettre sur
les rails la santé maternelle et des nouveaux-nés, avec
des
politiques pertinentes au niveau national (…), telles qu’un ensemble
standardisé d’interventions dont l’efficacité est
prouvée dans les systèmes de
soin (…), en favorisant les avortements sécurisés et les
services
post-avortement, là où l’avortement est
légal. » (Source*)
Ministres et
hauts fonctionnaires aux affaires étrangères et
organismes
d’aide à l’étranger : M.
Harper a été clairement réprouvé par la
secrétaire d’État
américaine Hilary Clinton lorsqu’elle a assisté à
une réunion des ministres des
affaires étrangères du G8 en mars dernier au
Québec : « Vous ne
pouvez pas avoir de santé maternelle sans santé
reproductive. Et la santé
reproductive comprend la contraception, la planification familiale et
l'accès
légal et sécuritaire à l'avortement. » (Source*)
Le gouvernement canadien a été
publiquement critiqué par la collectivité internationale,
y compris divers
organismes d’aide internationale (Source*),
le secrétaire au Foreign Office
britannique (Source*),
USAID –
Ses propres
citoyens : Deux
sondages d’opinion
distincts ont établi que de 58% à 61% de la population
canadienne appuyait
fortement l’inclusion du financement d’avortements sécuritaires
dans l’initiative
du G8 (Source*,
Source*).
Ceci en dépit de la prétention
précédente de M. Harper pour qui « les
Canadiens veulent que leur argent
versé au titre de l'aide étrangère serve à
financer des mesures qui aideront à
sauver la vie de femmes et d'enfants par des moyens qui unissent le
peuple
canadien plutôt que de le diviser». (Source*)
Les gens des
pays en voie de développement : Une
femme : « Lorsque l’avortement sera
légalisé, ce sera mieux parce que
l’on saura qu’on peut se rendre à un endroit sécuritaire
sans risquer sa vie.
Aujourd’hui les gens le font illégalement et en viennent
à perdre leur vie. Si
l’avortement devient légal, je crois qu’on verra cesser tout ce
problème
d’avoir des enfants et de les jeter dans une poubelle, dans la rue, ou
dans une
toilette. » Un homme : « …Regardez ma femme.
Survivra-t-elle à
une nouvelle grossesse? Elle a déjà l’air démolie.
Je ferai n’importe quoi pour
faire mettre fin à cette grossesse. » Amare
Badada, Ethiopian Family Guidance Association: « Les
femmes [qui doivent le faire] trouveront toujours une façon
d’avorter d’une
façon ou d’une autre. Si elles sont forcées à
accoucher, elles jettent les
bébés dans les latrines ou les abandonnent aux
hyènes. », dans Cries
and Whispers, une publication de
Marie Stopes International (Source*).
Aussi : le projet
anna http://theannaproject.ca/fr/
donne à ce débat un visage humain. Visitez ce site et
lisez des récits réels
sur les avortements pratiqués dans des conditions non
sécuritaires.
« Les
preuves sont omniprésentes – Harper a défié tous
les spécialistes sur cette
question – mais il est temps qu’il accepte de les
écouter, », conclut
Wendy Miller du projet anna. « Il dispose d’une solution
simple pour
mettre fin au débat sur l’avortement ET sauver les vies de
70 000 femmes par année. M. Harper, renversez
dès maintenant votre décision
concernant l’initiative du G8! »
–
30 –
* Sources :
Si vous lisez ce communiqué de presse en version
imprimée, veuillez consulter
les sources à partir des hyperliens de la version
affichée sur notre site
Web : http://www.arcc-cdac.ca/fr/press/release-jun9-10-francais.html
|
Joyce Arthur |
Coordinator /
Coordinatrice, ARCC-CDAC, |
604-351-0867 |
|
Nathalie Parent |
Coordonnatrice
générale, Fédération
du Québec pour le planning des naissances, Montréal |
514-866-3721 |
|
Wendy Miller |
le projet anna: http://theannaproject.ca/fr |
613-724-3787 |